Voler c'est mal.

Publié le par Oceanis

Piloter un « logistique » T 1 c’est avoir les fesses à l’air.

A bord de votre Osprey vous vous sentez sacrement vulnérable.


Pour ceux qui ne connaissent pas la bête de course, imaginez-vous dans un vaisseau à l’armure oscillant entre le « symbolisme » et le « surréalisme ». Alors que vos petits copains « fighters » tank comme des éléphants sur leur vitesse ou leur « shield », notre meilleur protection reste la médaille de Saint Christophe qui pend à la console au dessus du bouton "POD".

 

Si le « logistique » répare tout ce qui bouge dans un rayon de trente kilomètres, il est strictement incapable de réparer sa propre machine à café. Une injustice profonde qui fait de nous des cibles de choix.

 

Ceci dit, et dument enregistré par le syndicat des dépanneurs de l’espace, je me sentais de plus en plus à l’aise dans ma coque de noix. Les sorties « pve » s’accumulent peu à peu, de quoi me faire la main avant le grand saut vers le t2 et les choses sérieuses. J’ai même fini par m’habituer à ses courbes fines et élancées de puceron galactique. C’est vous dire que j’ai la vocation.

 

Hier soir, je nettoyais tranquillement mes drones quand l’alerte fut donnée. Un de nos mineurs venait de se faire dézinguer par un « can flipper ». Ne croyez pas cher lecteur que je suis devenue une espèce de mère Theresa Galactique et que le sort de ces cassent cailloux troublent mon sommeil. Pas du tout. Un mineur reste un mineur. Toutefois notre Boss a horreur que l’on touche à nos nains mangeurs d’astéroïdes et c’est donc avec fougue que j’ai répondu à l’appel de Al.

 

Al, pour ceux qui ne le connaisse pas, c’est un pilote de combat mangeur de poutine. Nous étions restés coincé ensemble dans un système solaire lointain une semaine plutôt, aussi je me sentais bizarrement responsable de sa santé fragile. Déformation professionnelle : dans mon business perdre un pilote c’est une ligne noire dans le CV.

 

J’ai donc ravitaillé à la hâte l’Osprey avant de rejoindre la flotte qui convergeait rapidement vers les lieux du crime. La réaction fut rapide, en quelques minutes cinq navires s’étaient joint à l’expédition punitive contre le plaisantin auquel je ne pouvais vouer une haine totale vu sa propension à nous libérer des pollueurs de l’espace. Mais le business reste le business et la mission de la soirée se résumait à envoyer le vautour en enfer.

 

Il ne fut pas long à trouver. La bête montrait un certain enclin au dialogue et à la provocation, ce qui facilita assez bien les recherches. Visiblement il avait hâte d’en découdre. Une bonne chose. Nous aussi.

 

Entre temps je m’étais rendue compte que mes cap booster étaient restés à la base. Une mauvaise nouvelle. Mon Osprey consomme autant de capa que une bonne sœur l’eau bénite. J’envisage sérieusement un retour quand le combat éclate.

 

Difficile de vous dire comment. J’en étais restée au problème technique du statut avant de décrocher complètement. Les détails ne m’intéressent pas et je les laisse aux spécialistes. Toujours est il que les hostilités me prirent par surprise.

 

Le premier a encaissé fut Narkos. J’ai dirigé mes « remote » vers lui et mes petits drones de réparations dont notre Boss apprécie tant les massages énergétiques. Malheureusement pour le pauvre bougre notre ennemi avait décidé de lui faire son affaire. Malgré mes efforts, son « shield » passa dans le rouge et il explosa joliment. On sacrifice ne fut toutefois pas vain, car entre temps, Al était revenu à la charge. Trop tard toute fois pour un de nos cruisers qui fut détruit, envoyant un de nos nouveaux pilotes prendre connaissance avec le vide.

 

Un deuxième ennemi « warpa » sur nous. Celui là avait décidé de se payer un Osprey. J’ai senti le scambler puis les impacts sur mes shields. Je me préparais déjà à rejoindre le paradis des « remoteur » quand le scramble lâcha me permettant de warper en catastrophe.

 

Retour. Al tenait toujours. Armure clean. Solide le gaillard. Le deuxième bandit a disparu, sans doute partit exécuter quelques réparations. Entre temps, Darman a rejoint le combat et Narkos revient à la charge à bord d’un nouveau navire. Je remote. Nouvel aggro. Tire ami en prime. Saloperie de tir automatique.

Le deuxième type est revenu. Je jure. J’en ai le droit après tout mon garagiste le fait bien. Je remote un peu en surveillant mon shield et je « warp » à nouveau dans le rouge. J’ai de la chance. Saint Remote est avec moi.

 

Je warp à 20 km de la fleet. Le mangeur d’Osprey s’est fait dézinguer et nos vaisseaux se concentrent sur le survivant. Je « remote » brièvement plus par vocation que par nécessité. Mais pour un logistique c’est comme une drogue : le rouge nous incommode.

 

Le dernier vautour explose joliment.
Boum.
Poussière d’étoile.

 

Nous rentrons fièrement à la base. Un mineur de vengé cela doit compter double pour une place au paradis. Et puis, voler c'est mal !

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Commenter cet article
L
Très cool comme d'hab ...<br /> "le rouge nous incommode" j'adore.<br /> <br /> Nathanael a pris quelques vacances (trop de boulot en ce moment) mais la deuxieme nouvelle est déjà commencée.<br /> http://ashcroft-eve.over-blog.com/
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N
Hey j'ai pas perdu mon ship ^^<br /> j'ai juste warp out pour reparer :p<br /> <br /> sinon tres bon resumé et tres bien raconté
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M
pas mal ce petit combat dis donc :p tu a raison : voler cay mal !!! :(
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N
Comme toujours, très agréable à lire :)
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B
Et bien comme dab, félicitations pour ton récit, c'est toujours aussi sympa à lire :)<br /> <br /> Une petite faute de frappe que j'ai repéré au milieu du 11e paragraphe : "On sacrifice"
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