Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 17:52
J’étais retournée à la base pour « fitter » mon « Ferox » encore tout neuf. Autant vous dire que j’avais l’estomac dans les chaussettes à penser que j’allais devoir engager mon petit bijou dans une mission aussi hasardeuse que dangereuse.

Moi c’est Oceanis Sol, vous me connaissez maintenant, noob, pilote de poubelles volantes et bien entendu membre de la Solar Wing Industry.

Le « Boss » avait été clair quand un type lui avait demandé :

« Ca va être dangereux ? »

« Ca peut… »

Quand le « Boss » devient énigmatique vous pouvez commencer à réviser votre assurance vie. C’est mauvais.

L’annonce était tombée dans l’après midi sur le "chanel" de la corporation. Nous partions en guerre. Entendez par là que nous allions mener un raid contre une « POS », la détruire et en construire une nouvelle à la place. Rien que le mot « POS » me faisait trembler mais l’idée d’engager mon Ferox en zone dangereuse me rendait nauséeuse. A vingt million la bête, sans compter le « fit », on finit à s’attacher à ses petits morceaux de métal….Comme quoi les sentiments vont parfois se nicher dans des endroits surprenants.

En bon soldat, je m’attachais donc à rendre ma machine de guerre aussi dangereuse que possible, exercice qui m’aurait causé pas mal de maux de tête, si je n’avais pas eu un « fit » de base qui me permettait d’aller relativement vite. Les railguns furent remplacés par des armes ioniques qui allaient devoir me pousser à lutter contre l’instinct de survie qui consiste à s’éloigner du danger. Mon doux petit bébé était prêt à en découdre. Du moins je le croyais.

Le Ferox prêt, je fus affectée au transport de fuel dans un zone « sure » à proximité de l’objectif. L’idée était bien entendu d’exploser la « POS » et de construire la notre. Tout les « Indu » furent réquisitionnés et la flotte se mit en route. Le « Boss » dictait les destinations tandis que nous passions prendre les livraisons dans les stations, avant de mettre le cap sur un endroit que je ne peux évidement pas vous révéler.



De la routine. Libérée de la peur qui m’accompagnait lors de ma première sortie, je me rendis facilement à destination pour livrer ma marchandise. Manque de chance, un « camp gate » eu raison de mon pauvre « Badger » sur le chemin du retour, l’envoyant rejoindre les poussières d’étoiles que je semais dans la Galaxie depuis un moment. Heureusement que j’échappais à l’éco taxe et que ma réputation de pollueuse ne devait pas franchir les frontières de notre système.

Comme il était vide et assuré, cela ne m’affecta pas outre mesure.
C’est la vie Baby.
This is Eve.

Rentrée à la base via « POD EXPRESS », il ne me restait plus qu’à m’installer dans le « FEROX » et terminer l’avitaillement.  Prévoyante, je remplis mes soutes, le frigo et le cendrier (en option) de munitions avant d’en laisser un stock supplémentaire au vaisseau de logistique qui allait nous accompagner. Toute la corporation était au rendez vous. On avait besoin du moindre « DPS ». Même les « cassent cailloux » étaient invités à se joindre à l’expédition. On était bien décidé à en finir avec cette POS même si on devait l’abattre à coup de pierre.

Manque de bol, Sasha, notre Rambo galactique dont le nom vous est familier avait décidé de prendre des vacances et manquait à l’appel. Un de nos plus gros « dps » allait manquer le feu d’artifice. Il allait en manger son casque le bougre.



Nicky ordonna le regroupement dans notre système de « base » et les vaisseaux commencèrent à orbiter lentement. Il y avait de tout. Des frégates, des cruisers, battecruiser, battleship…tout ce qui pouvait voler était au rendez-vous. Personne ne fut laissé de coté et tout le monde était invité à se joindre à la force expéditionnaire. Je dois dire que bien que de taille modeste, voir notre petite flotte se regrouper, me donna un pincement au cœur. Eve est certes un monde cruel mais dans une corpo la solidarité n’est pas un vain mot. Il y en avait de toutes les tailles, de toutes les races et bien entendu pilotés par des pilotes à l’expérience parfois douteuse. Mais qu’importe, notre meilleur arme était l’enthousiasme et une confiance presque aveugle en notre «patron ».


Nous y sommes. C’est le départ.


Le « Boss » indique la route et donne les dernières instructions.


Les sauts se succédent lentement au son de la musique désormais familière des « Warping », « Jumping », « Wait Gate ».


 Rassurante, la voix de Nicky explique, encore et encore.

« Laissez le canal fleet clean…attendez aux gates…Moa scout devant…..lisez les broadcast…. »


Entre temps, une mauvaise nouvelle nous arrive : un de nos inventeurs vient de perdre 100M d’isk en traversant une zone dangereuse.


Saloperie de pirates. Ils sont partout. Il y a de la tristesse, mais aussi de la colère.

Sur Eve l’imprudence et la témérité se paye au prix fort. Il n’y a pas de raccourci, pas d’improvisation…juste de la prudence et encore de la prudence….je note la leçon sur mon petit carnet rouge intitulé : « Boulette et Noobitude en tout genre ». Je dois dire que le dit carnet, grâce à mon apport constant atteint déjà une certaine épaisseur.

« Welcome to Eve », me dit la petite voix que j’ais entendue il y a maintenant un mois. Je me sens moins bienvenue soudainement. Je vois déjà mon « Ferox » exploser en une jolie étoile de lumière blanche.


La flotte continue. Deux « squad » répartit entre Nicky et moi pour une obscure raison de bonus. Un vaisseau repére notre passage commentant notre arrivée d’un « fuck » très expressif qui m’arrache un sourire.


La peur.

C’est la moitié du combat.

Dernière gate et nous sommes sur l’objectif. Nicky « warp » et on suit.

Arrivées massive dans la zone et apparition de notre flotte.
Je scan.
J’ai horreur de cette sensation d’arrivée dans un coin inconnu.
Je ne suis pas seule bien entendu mais mon « Big Dady » warp avec la célérité d’une danseuse de ballet obèse et anémique. Autant dire qu’en cas de coup dur je serais la dernière à fuir.
Tout est calme.
La POS est là avec ses installations qui orbitent lentement.

Les défenses étant inactives, le feu se concentre d’abord sur les silos. Chaque minute il y a une explosion noyée dans un déluge de bruit de canons et missiles divers. Les silos explosent un à un. Je marque les cibles pour mon squad. Elles se succèdent dans un bruit terrible. J’entends à peine les voix sur la fréquence de la flotte.

Nos transports pillent les restes les stockant dans une station à proximité.



Nous sommes en guerre. Le mot a quelque chose d’enivrant. Nos statuts ressemblent maintenant à des lampes sur un sapin de Noel : clignotant et rouge.


Le Ferox orbite lentement tirant de ses six canons.

Je le place a 2000 mètres de l’objectif, poussif, ronronnant comme un gros chat.
J’entends les torpilles de Nicky passer et les missiles des « cruisers » qui viennent s’écraser contre l’acier des structures.

Un œil fixé sur le radar, je me permets de respirer. Tout se passe bien. Aucun hostile en vue, rien que des « bleus » et des « neutres » probablement venus aux nouvelles. Je surveille les entrées et les sorties comme une Madame « pipi » Galactique.  Mo fait de même. Je n’avais aucune intention de me laisser surprendre par un point rouge.


Pendant que nous écrasons les structures, j'ai quand même le temps de negocier un "NAP" en compagnie de Nicky, assurant notre interlocuteur de notre status de corporation pacifique et industriel.

Sur le champ de bataille la situation change. Notre force de frappe s’est maintenant attaquée à la tour de controle et nous nous heurtons à une résistance imprévue. Après une heure de pilonnage intensif, le bouclier restait pratiquement intact. Nos scientifiques de service estiment que l’assaut va durer des jours. D’habitude je n’ai qu’une relative confiance en ces prévisionnistes de pacotilles mais je dois reconnaître que la situation n’est pas brillante. Le bouclier reste pratiquement intact et nos munitions s’épuisent malgré les allés et retour de « Mo » qui joue la cantinière des étoiles avec son furtif.



Nicky appelle des renforts. Entre temps un premier hostile est venu nous rendre visite avant de reculer. La situation se complique. La bataille dure depuis presque trois heures et les risques augmentent.


Trente minutes et la nouvelle flotte se joints à nous. De gros navires venus d’une corporation amie. Certains passent en « mode siège » et le pilonnage reprend de plus belle. Un déluge de feu.


Du coté des hostiles, la situation se détériore. Nos scanners montrent l’arrivée de quelques rouges qui se tienent pour l’instant à l’écart. Immobilisés les navires de sièges sont des proies faciles et l’inquiétude monte d’un niveau.


La tour de controle de son coté résiste à nos assauts.


Mon instinct me dit que tout cela allait très mal finir. Je baise mon contrat « platinium ».

Vous allez croire que je suis pessimiste mais avouez que dans cette galaxie pourrie il y a de quoi l’être ! L’action éclair se transforme en véritable siège et les bandits se regroupent aux gates.

Finalement, face à l’arrivée massive d’hostiles, le « Boss » donne l’ordre de repli et les deux flottes se séparent. La notre rejoint un « safe point » tandis que nos alliés disparaissent vers une destination inconnue.


La question que tout le monde se pose est maintenant : comment rentrer à la maison sans y laisser la moitié de nos navires ?

La gate est visiblement fortement campée et les méchants sont de plus en plus nombreux. Il y a de l’orage dans l’air.

Finalement, après une brève discussion, il est décidé que notre flotte accostera dans une des stations du système et que le voyage de retour se ferait en shuttle. A défaut de « shuttle » la flotte se réduit à quelques « POD » qui franchissent la gate traversant l’espace vers la sécurité de notre territoire,


Je suis satisfaite et soulagée. « Big Dady » repose dans une station Amarr et j’ais vécu ma première action de guerre. J’arbore presque fièrement mon nouveau standing en chantonnant ma chanson favorite : « Entre todas las vidas yo escojo la del pirato cojo, con parche en el ojo, con cara de malo. El viejo truhan capitan de un barco que tuviera por bandera un par de tibias y una calavera”





Par Oceanis - Publié dans : Eve on Line - le jeu - récits
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 12:12


Le corps gisait dans une coursive des bas niveaux. Bien que mort, les yeux de l’homme continuaient de fixer le monde avec une étrange intensité, comme si il ne croyait pas en sa propre disparition. Au dessus sa tête, qui formait un angle curieux avec le reste de son corps, un écran qui avait connu des jours meilleurs flottait en « anti grav », émettant les dernières nouvelles du cycle. Le visage angélique de la présentatrice virtuelle était maculé de sang qui coulait le long de ses joues de « baby » trop parfaite.

 

« C’est lui ? » demanda Yin en se faufilant dans le groupe qui entourait le cadavre.

 

Deux gardes de la sécurité repoussaient mollement les curieux, attendant la venue des fossoyeurs qui éjecteraient l’homme dans l’espace en compagnie des ordures du jour. Ils portaient des armures de métal rouillées et des fusils ioniques qui balayaient la foule à la recherche d’un ennemi aussi invisible qu’improbable.  Des anciens militaires, le visage épuisé, survivants de guerres oubliées entre « méga corporation » ou milice civiles qui continuaient de se déchirer en Empire. Le business de la guerre se portait bien, réclamant son lot de chair à canon et produisant des montagnes d’isk qui s’accumulait en un sanglant trésor de guerre. Puerto Esperanza se tenait à l’écart, ramassant les morceaux, trafiquants avec toutes les factions qui achetaient en contrebande les surplus des corporations.

 

Tya confirma d’un bref mouvement de la tête. Localiser le capitaine de la frégate « Probe » avait été un jeu d’enfant. Il avait utilisé sa carte à trois reprises dans différents bars de la station et finalement dans un hôtel.  Malheureusement, elles étaient arrivées trop tard. Le type avait été imprudent et il gisait maintenant dans une mare de sang, la gorge tranchée.

 

D’un ton autoritaire, elle interpela les agents de la sécurité, tandis que l’ingénieur se penchait sur le corps, le fouillant soigneusement. Impressionnés par la présence des trois officiers Amarr, aucun des deux ne protesta, se contenant de regarder autre part.

 

« L’assassin a été identifié ? »

 

L’homme haussa les épaules, lui signifiant la stupidité de sa question. Personne ne se mêlait des affaires des marginaux et certainement pas la station que se contenterait de faire disparaître le corps et de confisquer le navire à titre de dédommagement. Quand au macchabé sans nom, il avait de la chance de ne pas finir dans une cuve de recyclage pour se transformer en sushi de protéines pures pour les indigents des docks. Sans indentification on se contenterait de l’envoyer dans l espace pour aller rejoindre les débris qui orbitaient autour de la station. Un an plutôt, des types étaient morts après avoir avalé la bouillie que distribuaient les autorités locales. Une maladie contagieuse. Depuis tout le monde se méfiait.

 

Yin n’insista pas. Inutile d’attirer l’attention. Elle attendit que son ingénieur termine son examen balayant du regard les enseignes de néons des bars qui arrosaient les coursives de leur lueur spectrale.

 

La « baby virtuel » commentait d’une voix sensuel les derniers combats entre milice, sourire de vampire se diluant dans les images d’une flotte de guerre réduite en épaves. L’écran s’était légèrement déplacé, arrosant de quelques gouttes vermeilles les passants toujours plus nombreux. Dans quelques minutes, tout le bas quartier de Puerto Ezperanza connaitrait la nouvelle, elle circulerait dans les cercles des corporations et des gangs qui trainait en zone « low sec » comme une impulsion électrique dans les circuits d’une veille machine.

 

« Tu as trouvé quelque chose ? »

 

L’officier Amarr secoua la tête en signe de négation. Quelqu’un était passé avant eux. Peut-être le tueur. Cela pouvait être un simple meurtre crapuleux comme il y en avait tant dans les stations des zones reculées. Les différents se réglaient dans l’obscurité des coursives, souvent à coup de couteaux. La loi n’était qu’une notion très vague, presque inconnue.

 

Elles quittèrent les lieux pour se diriger vers l’hôtel ou l’homme avait loué une chambre. Ce n’était pas vraiment un hôtel et encore moins une chambre ; juste des cubes entreposés les uns sur les autres comme des centaines de cercueils accueillant les hordes de morts en sursis. Personne n’avait pris la peine de donner un nom à l’endroit, l’affublant d’un simple numéro que la rouille avait depuis longtemps dévoré.

 

Elles prirent un ascenseur qui sentait le parfum des putes et la cigarette ; les murs étaient pleins de graffitis parfois gravés dans l’acier. L’engin monta avec un bruit effroyable, se balançant dangereusement au dessus du vide. Sous leurs pieds, elles distinguaient les lumières clignotantes des docks et les portes qui donnaient sur l’espace. Elles touchèrent la crosse de leur arme, regardant les étages défiler, les ombres se faufiler sur les passerelles comme autant de fantômes. C’était un monde qu’elles ne connaissaient pas, qui échappait á leur contrôle, ou leur uniformes bleus de la flotte impériale ne signifiaient rien. La cage s’arrêta avec une violente secousse les débarquant sur un palier fait de plaques d’acier qui formaient un étroit chemin longeant les cellules d’habitation. Elles enjambèrent un type allongé sur le sol, les yeux vitreux, de la bave coulant le long de son menton imberbe. Leurs bottes martelaient le sol faisant vibrer la structure. De temps en temps une forme surgissait de l’ombre risquant un regard fiévreux avant de disparaître à nouveau.

 

Les cercueils d’acier étaient larges d’un mètre avec une minuscule écoutille qui faisait office d’entrée. Tya força la porte du trois cent vingt en moins de dix secondes. Les verrous magnétiques claquèrent et la porte coulissa en gémissant. L’intérieure était éclairé par un néon qui projetait une lumière blanche de morgue. Il n’y avait pas grand-chose à fouiller : une couchette défoncée comme lit et une armoire remplie de vêtements sales et usés. Elle s’accroupit, posant ses genoux sur le sol recouvert de plastique blanc. Le terminal de communication était encastré dans le lit, recouvert d’un grillage de protection qui laissait à peine lire le minuscule écran digital. Elle se connecta avec son propre matériel et déchargea les derniers appels. Il n’y en avait qu’un. Le numéro appartenait à un « shiplander » des docks.

 

 

 

La boutique était installée dans une allée étroite de la zone intérieure de la station. La coursive était envahie par les échoppes, éclairées par des enseignes holographiques qui formaient un caléidoscope de couleur vive, flashant dans la nuit comme autant de phares pour navire à la dérive. Cette partie de la station ne dormait jamais, vivant avec la frénésie autodestructrice d’un organisme devenu fou.

 

Elles croisèrent un équipage Gallente en virée qui chantait à tue tête un vieil hymne guerrier datant du dernier conflit avec les Caladaris. Tout le monde s’en moquait. Chacun poursuivait son propre rêve, lancés comme des missiles à la recherche de l’explosion finale. Ici tout se vendait, tout se négociait contre des montagnes d’isk. Même le bonheur.

 

Elles entrèrent dans le magasin poussant une porte d’acier qui pivota avec un grincement sinistre. L’endroit ressemblait à un dépôt avec ses allées d’étagères ou s’entassaient des milliers de pièces détachées. Il y en avait de tous les types, pour tous les vaisseaux imaginables, même les plus anciens. Plus qu’un « shiplander » l’endroit ressemblait à un musée de l’espace. Certains marginaux volaient sur de véritables poubelles, récupérées dans des cimetières ou hérités de génération en génération, tenant en un morceau souvent grâce à des réparations de fortune.

 

« Peux vous aider mes pt’ite dames ? »

 

L’homme avançait comme un crabe ivre, sa jambe mécanique glissant sur le sol métallique avec un horrible crissement. La prothèse de son bras gauche, munis d’une énorme pince, semblait exercer un mouvement de balancier, claquant dans l’air de façon particulièrement sinistre. Difficile de deviner sa race. La moitié de son visage était recouverte d’une plaque de métal grise qui remontait sur le dessus de son crane chauve.

Dans un univers ou les techniques de régénérations ne devrait pas couter plus cher qu’une passe avec une pute des bas quartiers, son apparence avait quelque chose d’héroïque.

 

« Nous cherchons un matériel très ancien », avança Yin en balayant du regard le capharnaüm.

 

Le vendeur éclata de rire et sa pince balaya dangereusement l’air frôlant le visage des deux Khanids.

 

« Vous êtes venues au bon endroit ! L’article le plus nouveau ici c’est moi !»

 

Son rire ressemblait au bouillonnement des liquides de récupérations au fond d’un collecteur. Son thorax n était qu’une caverne d’acier ou pompait sans relâche de vieux organes artificiels de fabrication artisanal.

 

« Du matériel Minmatar », précisa Yin. « Vieux de plus de deux cents ans. Je pense qu’un capitaine vous l’a vendu en début de cycle. Nous aimerions vous en offrir un bon prix »

 

Le visage du « shiplander » se ferma brusquement. Il cracha un jet de liquide vert qui crépita sur le plancher comme de l’acide. Au dessus d’eux, l’éclairage froid des néons trembla, formant des ombres inquiétantes sur les parois de la caverne d’acier.

 

Il allait ouvrir la bouche quand sa tête disparu pour aller s’écraser contre un mur, dessinant une jolie œuvre d’art directement sortie de l’esprit torturé d’un peintre fou. Son cerveau s’était habilement mélangé aux restes de sa boite crânienne y laissant des pépites couleurs ivoire dans la gélatine rougeâtre de ce qui avait été sa matière cérébrale. Même sans tête, le type resta debout, sa main artificielle claquant dans le vide, titubant sur sa jambe mécanique qui envoyait désespérément des signaux électriques de détresses à une centrale qui n’existait plus.

 

Les deux Amarr plongèrent derrière une pièce de bouclier de frégate, échappant de justesse à une nouvelle salve. L’assassin se servait d’un arroseur qui balançait une nuée de fléchettes d’acier capable de réduire en haché n’importe quelles morceaux de viande ; Amarr compris. Une arme courante dans l espace ou les armes énergétiques étaient aussi mortelles pour leur utilisateur que pour la victime.

 

Devant elles, le vendeur s’était décidé à tomber arrosant de son sang un générateur de champ Caldari.

 

Elles comptèrent deux autres salves. Les fléchettes s’écrasaient contre l’acier comme de la grêle. L’assassin devait se trouver prés de l entrée, caché entre les pièces détachées. Elles entendirent un bruit de pas, puis le sas qui s’ouvrait laissant passer un faisceau de lumière qui éclaira brièvement une silhouette sombre qui disparu dans la coursive.

 

Tya se lança à sa poursuite, débouchant dans la foule comme un missile. Elle renversa une échoppe de composés protéiniques puants, tournant sur elle-même pour localiser sa cible. Personne ne s’inquiéta à la vue de l arme qu’elle tenait dans sa main droite, visant par geste brusque des cibles imaginaires, puis changeant rapidement comme un ordinateur de tir essayant de localiser un objectif. Un type grogna et la bouscula en jurant. Elle rangea son arme. L’alerte passée la foule reprenait sa place occupant à nouveau le moindre centimètre carré. L’assassin avait disparu.

 

Elle entra dans le magasin.

Yin fouillait fébrilement derrière le comptoir.

Elle souleva une bâche de plastique noir dévoilant une pièce d’un mètre sur cinquante centimètre.

 

« C’est ca ? »

 

Tya se pencha sur l’engin, nettoyant du bout des doigts la crasse qui recouvrait les inscriptions. Un ordinateur de bord Minmatar aussi ancien que le « warp » qu’elle avait vu sur les quais. Le vendeur n’avait même pas eu le temps de le cacher. Elle examina l’engin d’un œil expert, passant sa main sur les antiques circuits électroniques, touchant les câbles qui jaillissaient des ses entrailles ouvertes.

 

« Oui. Sauf que quelqu’un à enlever la plaque mémoire », répondit-elle en montrant un socket vide.

 

Yin jura.

Elles sortirent du magasin à la hâte bousculant la foule.

Elles n’étaient plus seules.

Par Oceanis - Publié dans : Eve On Line (la nouvelle)
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /Jan /2009 16:20


Elle revint à la réalité comme un navire sortant d’un « warp ». En l’espace d’un instant, elle fut parfaitement consciente du monde qui l’entourait. Elle n’ouvrit pas les yeux, se contentant d’écouter, de trier les sons qui lui parvenaient : le bourdonnement continu des machines, l’égouttement de l’eau dans les collecteurs ou simplement les bruits de pas sur l’acier glacé des coursives. Tout cela formait une musique familière, presque rassurante, qui apaisa ses sens.

 

La station vivait et elle en faisait partie. Aussi loin que remontait ses souvenirs, ce n’étaient que des images d’espace infini, sombre et glacé, ou même les étoiles semblaient avoir du mal à briller, comme si elles aussi se laissaient aller à la torpeur générale, à l’engourdissement du froid et des drogues.

 

Elle avait avalé quatre  « pils » de couleur verte dont elle ignorait l’effet. Elle s’en foutait. Elle ne cherchait que la perdition, la chaleur éphémère d’un rêve artificiel, l’illusion même irréelle de jours meilleurs. C’était bon de se laisser aller, d’échapper le temps d’un cycle à la froideur du métal.

 

Elle était étendue sur un lit d’une cabine bon marché à proximité des docks. A chaque fois qu’un navire appareillait, le rugissement des réacteurs résonnait dans l’étroit espace, faisant trembler le rare mobilier  rivé aux murs. La chambre avait été louée avec la carte d’un rampant qui travaillait sur les quais. Moins chère qu’une cabine dans un des hôtels des zones « hautes ».

 

Elle s’accorda quelques secondes supplémentaires avant d’immerger définitivement dans la réalité. Elle avait besoin d’argent. Comme toujours. Les factures des docks s’accumulaient et dans trois jours son navire serait confisqué par les autorités de la station. Les quelques isk qu’elle avait gagné en compagnie du Minmatar lui donnait un sursis, de quoi respirer et se nourrir dans l’attente d’un prochain job.

 

Les derniers effets des drogues qu’elle avait absorbées calmèrent la vague de colère qui envahit son esprit. Elle s’était laissé piéger comme une débutante. Coincée dans une station perdue qui absorbait les voyageurs, elle se battait pour reprendre l’espace. Sans isk pas de navire et sans navire pas de travail. Le Blackjack, reposait sur les docks, immobile et froid comme la mort elle-même. Sans lui, elle ne pouvait espérer qu’un poste de membre d’´équipage à bord d’un obscur cargo. Un salaire de misère pour un travail dangereux. Son dernier boulot consistait à réparer le système de refroidissement d’une frégate Minmatar qui orbitait autour d’un astéroïde. Le propriétaire voulait un travail discret, ce qu’elle avait fait après avoir rejoint le vaisseau à bord d’une navette.


Elle n’avait posé aucune question. Dans son monde les questions tuaient. Une minuscule navette l’avait conduite à la frégate en difficulté. Un vaisseau rapide souvent utilisé par les contrebandiers. Elle avait effectué une réparation de fortune avec les quelques pièces détachées dont elle disposait. Presque rien. Les cales du Blackjack étaient vides depuis de nombreux cycles. Le vaisseau s’était ensuite dirigé vers la station dans l’attente improbable d’une réparation plus sérieuse. Son capitaine, tout comme elle, n’était qu’un marginal qui avait chargé une cargaison de contrebande dans l’espace pour ensuite l’acheminer vers les frontières de l’empire. Lui aussi était désormais prisonnier de la station avec comme seule ressource un lot de veilles pièces pratiquement inutilisables.

 

Elle ouvrit les yeux, balayant des yeux la cabine faiblement éclairée par l’éclairage de veille. Une forme était allongée à coté d’elle, respirant régulièrement, sagement dissimulée sous des draps à la propreté douteuse. Elle tenta en vain de se rappeler de son nom. Peut-être ne l’avait-elle pas demandée, en tout cas elle ne s’en souvenait pas. Les drogues et l’alcool avaient fait leur travail, balayant ses souvenirs, ne laissant à la place qu’une brume dans laquelle s’était diluée la réalité.

 

Elle haussa les épaules et posa un pied sur le sol, frissonnant au contact glacé du métal.

La cabine mesurait à peine trois mètres sur quatre, sale, meublée du strict minimum. L’écran cassé d’une vidéo la fixait d’un regard aveugle, ne lui renvoyant que son reflet : une simple tâche pâle dans la nuit permanente d’une station oubliée.


Elle s’approcha comme si elle voulait découvrir les traits de l’inconnue qui lui faisait face. Un visage triste, pâle, éclairé par d’énormes yeux bleus qui semblaient vouloir la dévorer. La chevelure sombre tombait sur les épaules comme un manteau d’hiver, brillant faiblement sous l’éclairage rouge des veilleuses. De fins tatouages argentés coulaient sur ses joues comme un fleuve de larmes artificielles.

 

Ce n’était pas les traits agressifs qu’arboraient habituellement les Caldaris, ni le visage d’un capitaine de navire de contrebande. C’était le reflet d’une âme perdue, d’une vagabonde errant sur le chemin de la vie comme un navire perdu.

Elle secoua la tête et se dirigea vers la cabine d’eau.

Bien que nue, elle sentait à peine le froid, se contentant de regarder les petits nuages de condensations qui se formaient devant sa bouche. Elle avait grandit dans l’espace et le froid faisait partie d’elle-même. Parfois, elle le sentait au plus profond de son corps, dormant dans la moelle de ses os, dans les replis de son cœur.

 

Elle fit un pas un avant, entrant dans le nuage de vapeur, laissant l’eau bouillante percuter sa peau, une peau blanche et fine qui n’avait que rarement connu la chaleur d’un soleil.

Elle se lava soigneusement, profitant du contact de l’eau brulante. Un luxe inouï que bien peu de navire pouvait offrir. Chaque goutte serait récupérée, recyclée et finalement réutilisés. Il en était de même pour les spatiaux qui ne pouvaient plus payer l’oxygène qu’ils respiraient. On leur confisquerait leur navire, les obligeant à travailler pour la station en échange du simple droit de respirer.

Elle savait ce qu’ils leur arrivaient et à quoi elle ne pourrait échapper. Un jour, épuisée, malade, elle se retirerait sur un quai glacial, offrant son corps à l’espace. Une mort lente, passive, presque douce. Le froid tuerait sa volonté, l’attirant peu à peu dans l’oubli éternel d’une nuit sans fin.

C’était presque tentant.

L’oubli.

 

L’eau s’arrêta de couler.

Elle venait d’épuiser son quota.

Elle se sécha avec une serviette aux couleurs d’une corporation Amarr et sortit de la cabine.

 

« Il y a encore de l’eau ? »

 

Elle regarda la fille maintenant assise sur le lit.

Elle n’avait pas l’air d’une prostituée ramassée dans un bar. Peut-être une spatiale avec laquelle elle avait partagé la soirée. Elle n’eu pas le courage de demander. A quoi bon ?

Dans quelques minutes, elles se sépareraient, chacune poursuivant sa propre route. Elle aura pu lui demander de l’aide mais elle savait que s’était impossible. Il n’existait aucune aide entre les navigants, aucun code d’honneur ou de solidarité. Chaque vaisseau est un concurrent, parfois même une menace.

 

« Non »

 

La fille jura une brièvement dans sa langue. Une Minmatarr. Ce n’était pas une pilote. Elle n’arborait pas dans le dos les stigmates habituels des connecteurs neuronaux qui les reliaient à leur navire.

 

Machinalement, elle passe une main dans son dos touchant du bout des doigts les prises de l’interface. L’espace lui manquait, tout comme cette sensation de sécurité que lui procurait le « POD » depuis laquelle elle contrôlait le Blackjack.  Une technologie que les Joviens, une mystérieuse race mutante, avaient offerte aux Caldaris un siècle plutôt. A cette époque lointaine, bien peu de pilotes se risquaient à se laisser couler dans le fluide de la cuve hydrostatique, reliés à leur navire par des câbles qui envahissaient leur corps comme de monstrueuses excroissances. Les histoires de pilotes ayant sombrés dans la folie, ou s’étant définitivement perdus dans les rêves mécaniques d’une intelligence artificielle ne se comptaient plus. Bien peu d’humains se risquèrent à utiliser cette technologie. Pourtant, ceux qui le faisaient, étaient capables d’exploits incroyables, manœuvrant leur navire avec une dextérité inégalée. La guerre entre les Caldaris et les Gallentes servit de terrain d’essais et peu à peu, soutenue par les méga corporations la technologie du POD associée à celle du clonage, s’étendit à l’ensemble des races d’Eve.

 

Elle s’assis sur le bord du lit, rejointe par l’inconnue qui lui passa les mains autour du cou, les laissant doucement descendre pour toucher la pointe des seins, petits et ronds, comme si l’espace l’avait aussi privée d’une partie de sa féminité.

 

« Je ne connais même pas ton nom », murmura la fille en lui mordillant l’oreille.

 

Elle frissonna de plaisir, puis repoussa lentement les mains de l’inconnue. Elle aurait pu se plonger à nouveau dans l’oubli, se laisser aller aux doigts experts de la fille. Quelques jours de bonheur supplémentaire pour ensuite mettre fin à une fuite solitaire.

Elle ferma les yeux, la laissant parcourir les courbes fines de son corps, cherchant à éveiller ses sens.

 

« Oceanis », souffla-t-elle

 

Elle se leva brusquement et ramassa un pantalon qu’elle enfila avec précipitation. Elle devait bouger tant qu’il en était encore temps.

 

« On se reverra ? »

 

La Caldari haussa les épaules, évitant de croiser les yeux sombres de la Minmatar. Elle passa un ti-shirt blanc et une veste de pilote usée.

 

« Peut-être »

 

Elle balaya la cabine du regard. Elle n’avait pas grand-chose à emporter. Tout ce qu’elle possédait c’était un vieux vaisseau de logistique bloqué sur les docks et un sac de spatial rempli de quelques vêtements achetés au rabais dans les boutiques des docks. Elle faillit oublier le petit coffre que lui avait donné le capitaine de la frégate en échange de ses services. Elle ne l’avait même pas ouvert, se contentant de compter les isk qui l’accompagnaient.

 

Elle sortit sans un mot, minuscule silhouette allant rejoindre les groupes des oubliés qui erraient sur les quais à la recherche d’un travail. Les vaisseaux s’alignaient comme des cathédrales silencieuses, exhibant leurs courbes d’acier comme autant d’offrandes à des dieux depuis longtemps oubliés.

Par Oceanis - Publié dans : Eve On Line (la nouvelle)
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Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 13:08

Si vous jouez à Eve pour vous relaxer changez de jeu !

Je l’ai appris hier.

Moi, c’est bien entendu Oceanis, pilote de poubelle spatiale et noob devant l’infini.

L’infini ce jour là c’était 8 sauts à effectuer avec en destination le 0.0.


C’était ma première sortie en 0.0. Rien que le mot me faisait faire dans ma petite culotte.

Pour définitivement tuer ce qui me restait de tranquillité, le boss m’a chargé de pièces d’une mystérieuse POS que nous devions monter dans une zone reculée de l’espace.
 

Je ne me suis pas trop posée de question sur la POS, mon attention se portant sur le training accéléré que WAZ nous faisait via le fleet chat. Aussi attentive qu’à la messe du dimanche, j’écoutais religieusement les instructions. Dommage je n’avais pas de cierge à bruler, dans ces moment là on a besoin de tout.
 

D’abord noter les sauts sur un papier. Ouvrir la carte, chercher, noter, ouvrir…dix minutes plus tard mon plan de vol était préparé, copié sur un notepad dans le coin droit de mon écran, brillant avec malice comme si lui aussi voulait enfoncer les clous de mon cercueil. Ensuite, nous eûmes droit à la section évasion et course poursuite : jump, bookmark, localisation, et autres procédures d’urgence qui me faisait craindre le pire.
 

Pendant que Waza expliquait son truc, Nicky annonçait les chiffres d’un mystérieux countdown dont je ne captais pas trop le sens. Ceci dit, dans Eve, autant s’habituer à ne comprendre que la moitié et pour l’instant mon problème le plus immédiat c’était de transporter ces fichues pièces de mécano.


La stratégie était simple. 2 scouts pour ouvrir la route et un transporteur par scout. Moi je pilotais un badger chargé jusque la boite à gant. Pour nous mettre en confiance, Nicky évalua le prix de notre cargaison….j’étais pâle, le ventre dans la gorge et les mains qui tremblaient. Je me voyais déjà exploser dans un joli feu d’artifice avec les millions de la corpo réduit en poussière d’étoile.

J’allais encore faire la noob….du tout cuit.


On se regroupe près d’une POS près de la première porte de saut.

Mon vaisseau parait ridicule à coté des autres.

Mo fait le premier voyage en cloak…cela passe.

Thrain passe en deux. Premier saut, deuxième…la voix de Waza annonce les jumps, les hostiles…je suis ca comme dans un cauchemar….je revise encore ma route….ils arrivent à la station….je refais mes bookmark….j’entends waza se faire attaquer puis l’autre scout….je vérifie ma charge…..Waza explose…Thrain parvient à jumper et se tire d’affaire….Nicky est satisfait.  Le premier convoi est passé.


C’est mon tour.

Le terrain est chaud.

Des hostiles sont aux gates et on attend. Entre temps Sasha nous rejoins avec un vaisseau de combat. Il ne va pas me quitter et j’apprécie la présence de mon ange gardien.

Sasha c’est un peu comme un Chuck Norris Galactique qui renvoi Rambo à la maternelle. Il fait mal. Rien que sa voix vous rassure.


« Warping »


Cette fois c’est partit et je me dirige vers la première gate. Je suis morte de peur. Le jour précédent je m’étais faite exploser en zone 0.2 et j’avais vraiment paniqué. Coincée entre deux groupes d’hostile, je n’avais pas eu le temps de warper. Sauf que cette fois mes soutes sont pleines et je me traine comme un escargot galactique avec une pancarte attachée au derrière : shoot me.


« Jump », fait la voix de Sasha, puis celle de Waza qui donne le status de l’autre gate.


« Jumping »


Ca continue.

Waza signale des hostiles….demi tour….le cauchemar commence….bye bye les amis…Oceanis va vous faire une sortie en lumière…Je me rapproche de la gate…j’attends des nouvelles instructions….Sasha est là tout près…Waza est à l’autre gate, il scout….a ce moment j’aurais donné mes 4 millions d’isk pour piloter un shuttle et pas cette cargaison visiblement si couteuse.


« warp »


« warping »


Cela continue. Warp. Jump.

J’entends la voix…je saute….c’est long….lent…..pourquoi on n’a pas construite cette foutue POS en zone 0.8…. ?

Finalement j’arrive à destination. Soulagée. Heureuse.

Je lache ma cargaison. Je me permets un moment de satisfaction.

Le voyage fut facile mais….mais quelle stress…quelle débâcle de technique…d’instructions… Eve c’est aussi cela….suivre le groupe…écouter…jouer son rôle.


On repart, même principe, même litanie.

Et les voyages se succèdent pendant presque cinq heures.

5 heures du mat.

Je vais dormir.

J’ai senti pour la première fois la 0.0

L’esprit de Eve.

Je m’endors avec des étoiles dans les yeux.

 

 

 

Par Oceanis - Publié dans : Eve on Line - le jeu - récits
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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 10:30


Merci pour vos premières réactions et messages.

 

C’est toujours encourageant.

 

J’apprécie les conseils sur l’univers que vous me donnez et soyez en certains, ils seront pris en compte. L’univers de Eve est vaste et compliqué et je tiens à y rester fidèle dans la mesure du possible.

 


Une des choses qui a attiré mon attention avec un sourire (je l’avoue), est l’aspect vestimentaire des personnages. C’est évidemment peu visible dans le jeu lui-même puisque nous somme enfermés dans nos « POD » sans possibilité d’en sortir. Inutile de dire que nos frais en tailleur sont réduits….

 

Une de vos remarques pointait la tenue des trois officiers Amarr. Je voudrais souligner que n’ayant pas d’information sur le sujet, je me suis surtout basée sur les dessins des « fan art » (ou apparaît un officier Amarr) et bien entendu les vidéos du projet « Ambulation ». Le reste est bien entendu le produit de mon imagination. Les autres personnages suivent la même logique.

 



Je suppose aussi, bien entendu, que les stations ne sont pas en gravité zéro. En ce qui concerne les navires, je n’ai pas encore d’idées précises (mais je fouille). On peut supposer que grâce au « warp » et aux portes de sauts, les navires d’Eve se déplacent très peu en mode « balistique » et qu’ils sont toujours soumis à une accélération. D‘autre part, je n’ai rien vu sur la possibilité de créer une gravité sur les navires en vol balistique ou à l’arrêt, mais toutes informations sur le sujet est bienvenue.

 

Merci et à bientôt

 

Oce.

 

Par Oceanis - Publié dans : News et commentaires
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